Annaëlle : Pouvez-vous commencer par vous présenter rapidement et quel est votre lien avec le festival ?

Timothé : Je m’appelle Timothé ROUX, j’ai découvert le FLIP en 2012 où j’ai immédiatement accroché avec l’esprit du festival et les gens qui y travaillent ce qui m’a fait postuler en tant qu’animateur dès 2013.
Depuis je n’ai jamais raté une seule édition et le FLIP rythme mon été. Être Animateur ca m’a occupé 5 années avant de passer Manager pendant 2 ans et de revenir même en tant que Conférencier ou en Trophée créateur plus tard.
En parallèle j’ai suivi un Master en sciences du jeu à l’université Sorbonne Paris Nord et l’ensemble des mes expériences et diplômes m’a fait rejoindre le centre national de Formation aux Métiers du Jeu et du Jouet (FM2J) en 2021.
Au final, je ne serai pas ce que je suis devenu aujourd’hui sans le FLIP et les fantastiques amis que j’y ai rencontré !
Yohann : Bonjour à tous. Ça me fait bizarre de faire cet exercice dans ce sens. Car depuis 17 ans, j’étais de l’autre côté, à interviewer les acteurs de ce beau festival. Donc j’ai été rédacteur du CoinCoin pendant 17 ans.
J’ai commencé en tant qu’animateur sur le stand de JCC Gâtine pendant trois ans, dont deux ans ou j’animais pendant la journée dans le stand et j’écrivais le CoinCoin la nuit.
J’ai été aussi membre du jury des trophées FLIP créateurs, puis j’ai repris l’organisation de la Jam FLIP jusqu’il y a deux ans. Et je reprends cette année.
Et enfin j’étais dans l’équipe de la FLIP TV avec Anthon’ et Pauline. Je crois que j’ai fait le tour.

A : Selon vous créer est un axe aussi important que jouer du festival ?
Y : La création est dans l’ADN du FLIP. Les Trophées FLIP créateurs sont présents depuis très longtemps et le premier jury des trophées a eu lieu en 2007 sous l’égide de Patrick Braud. Les trophées FLIP créateurs sont reconnus dans le monde du jeu depuis de nombreuses années et aussi au niveau des auteurs car chaque année c’est quasiment plus de 200 règles qui sont envoyés aux membres du jury.
A : Timothé, tu es formateur spécialisé au FM2J, dis-nous ce que c’est ?
T : FM2J c’est une SCOP de 11 salariés, engagée dans l’économie sociale et solidaire dont le cœur d’activité est de former aux métiers du jeu et du jouet, on forme aux métiers de Ludothécaire et d’Animateur jeu où on défend les vertus du jeu libre.
A : Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le processus de création d’un jeu ?
T : Ce que je préfère c’est quand au milieu de la création on trouve un tout petit changement de règles mais qui a un impact hyper satisfaisant sur l’expérience de jeu
A : Yohann, tu as été organisateur officiel de la Jam FLIP mais aussi animateur bénévole TCG sur le festival. Comment as-tu découvert le FLIP à l’origine ?
Y : Etant des alentours de Parthenay, je connaissais le FLIP de nom et un peu en tant que festivalier. Mais une fois que j’ai créé JCC Gâtine et en tant qu’asso située à Parthenay, Je me suis dit qu’il fallait être au FLIP pour animer. Alors j’ai contacté Thierry qui m’a souhaité la bienvenue.
A : Est ce que la situation de créer rapidement lors de la Jam FLIP stimule la créativité ?
T : Bien sûr ! Le temps limité permet de s’engager plus intensément dans la création car on sait que l’effort à une fin proche. Et puis les contraintes données par les organisateurs aident aussi à canaliser les idées.
Y : Excellente question, Annaëlle. Je serais tenté de te dire oui. En effet, pour venir se mesurer à la Jam, il faut être en équipe, ce qui permet une émulation au sein de l’équipe. Généralement, la Jam se fait la veille des trophées car certains auteurs aiment venir se frotter à ce type de format qui ne se fait pas ailleurs.
A : Est-ce que certains prototypes créés pendant les précédentes éditions avaient un vrai potentiel de développement ?
Y : Oui car certains jeux ont été édités par la suite en étant issu d’une idée de la Jam. Mais ce n’est pas parce qu’un jeu a du potentiel, qu’il va être exploité. Tous les jeux édités à la suite de la Jam ont été retravaillés, peaufinés afin de passer les différentes étapes liées à l’édition.
A : Selon vous, le FLIP est-il un bon terrain d’expérimentation pour les jeunes créateurs ?
T : C’est clair, sous ses airs de vacances le FLIP rassemble quand même de sacrés pointures dans ses jurys et même parmi ses festivaliers venus jouer incognito !
Y : Le FLIP, forcément, mais tous les festivals (notamment ceux qui sont partenaires de la Jam Pro). Avec notre espace créateur ouvert tout au long du FLIP, les festivaliers viennent tester les prototypes et donner leur feedback aux auteurs.
Il y a aussi les deux associations, Réel et VPL qui font leur soirée proto pendant le festival.
A : Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui aimerait participer à sa première Jam FLIP ?
T : Fais toi plaisir, vois la Jam FLIP comme un jeu et n’hésite pas à suivre les délires de ton équipe, c’est ça qui rend l’expérience si exceptionnelle.
Y : Il faut franchir le pas et venir tenter l’expérience, même en solo, car on vous trouvera une équipe, un coach. Et tout le monde peut apporter à la création d’un jeu.
A : En un mot, comment résumeriez vous l’esprit de la Jam FLIP ?
T : Des rencontres.
Y : Conviviale et hop comme j’ai déjà été trop long, fatigante mais stimulante !
Merci beaucoup Timothé et Yohann pour vos réponses
Annaëlle
Coin-Coin n°9 – jeudi 16 juillet 2026








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