Annaëlle : Pouvez-vous commencer par vous présenter rapidement ?

Victor : Je m’appelle Victor TOULOUSE, je suis un agent de la CCPG, qui partage son temps entre le réseau des médiathèques et les services techniques. J’ai participé à 17 éditions du FLIP, de 2005 à 2022 en traversant à peu près tous les rôles : Animateur (homme-jeu, notamment), bénévole, intervenant, manager, logisticien et assistant de coordination du festival.
Christelle : Je m’appelle Christelle, dit GRIBOUILLE pour les anciens du FLIP. J’ai fait la connaissance du côté obscur du FLIP en tant qu’animatrice en 2000 et ce pendant 5 ans, pendant mes études (comme beaucoup).
Aujourd’hui je vis en Eure et Loir et bloque toujours 5 jours en juillet pour le FLIP en famille et entre amis, pour être honnête, je ne pourrais pas vivre sans ce moment de totale déconnection dans l’année.
Alexia : Bonjour,
Je m’appelle Alexia, j’ai grandi à Parthenay, avec le FLIP, avant d’y être animatrice entre 1999 et 2003. Depuis 2014, je suis chargée de communication au Centre Ludique de Boulogne-Billancourt en région parisienne, poste que je m’apprête à quitter pour de nouvelles aventures encore à déterminer.
An : À quoi ressemblait le festival quand vous l’avez découvert pour la première fois ?
V : Je devais avoir 4 ou 5 ans, c’était déjà très grand pour ma vision d’enfant à l’époque
Al : Mes premiers souvenirs du FLIP sont un peu flous, mais je me souviens y aller avec le Centre de Loisirs.


An : Racontez-nous une anecdote qui vous a marqué au FLIP ?
V : Des anecdotes ? Mais il y aurait de quoi remplir un livre, ha ha ! Une vraiment marquante ; c’est sans doute la mise en place de la première coupe du monde de 1/2/3 prout… ça partait vraiment d’un délire très (TRES ! ) crétin entre animateur et managers, on a proposé l’idée à Etienne, il a dit banco et en quelques mouvements et annonces, on était partis…
Christelle : Y’en a tellement ! Mais mes plus belles anecdotes viennent du côté animatrice. La plus belle pour moi : notre plus belle victoire d’ailleurs, était sur une fin de FLIP, on avait eu vent que woopy ne serait pas présent l’année suivante. Et lors de notre dernière soirée, nous sommes arrivées sur scène dans un Woopy Géant en chantant à tue-tête : WOOPY revient…ient… ! L’année prochaine !!!! Titi peut en témoigner ! Et Woopy est toujours là !
An : Avez-vous une édition qui a été particulièrement mémorable pour vous ?
V : Sans doute l’édition 2021 : c’était l’édition de sortie du COVID, après l’annulation de l’édition précédente, il y avait de nombreuses contraintes, un filtrage et comptage à l’entrée, les masques, une désinfection obligatoire des jeux…
Al : En 2011, je me suis mariée au beau milieu du festival, là-même où j’avais rencontré mon conjoint de l’époque quelques années auparavant. Ce n’est pas l’année où j’ai le plus profité du FLIP mais ça a été une édition particulière…
An : Selon vous, pourquoi le FLIP crée toujours autant d’échange entre des personnes différentes ?
V : Sans doute parce que les professionnels, les animateurs, les festivaliers sont réunis ici autour d’une passion commune qui est le jeu et le fait de jouer.
C : Le jeu rassemble, c’est un fait. Il n’est plus question de différence dans le jeu
Al : Parce qu’autour d’un jeu, les marqueurs sociaux s’effacent, on peut incarner un personnage totalement différent de nous et les cartes sont rebattues. Le FLIP, parce qu’il investit l’espace public et par sa gratuité, permet à tous de se croiser, sans distinction.
An : Est-ce qu’il y a un moment du festival que vous attendez toujours avec impatience chaque année ?
V : Il y en a trois : les nocturnes, pour l’atmosphère unique qui s’en dégage. La coupe du monde de 1/2/3 prout, forcément, pour l’ambiance. La fin du festival, souvent parce que cela signifie les vacances et surtout une fois tout le flip rangé, chaque jour qui passe te rapproche de l’édition suivante, ha ha ha !
C : Oui, le moment où l’on retrouve Philippe notre animateur « bestial » préféré, qui nous conseille sur les jeux à tester en priorité ! Et le casino que j’espère retrouver !
An : Comment imaginez-vous le FLIP dans 20 ans ?
V : Ce qui serait parfait, à mon sens , ce serait qu’on offre la possibilité au FLIP de « s’étendre » davantage sur le territoire de la CCPG, histoire que chaque commune qui constitue l’interco se sente investie de la participation à l’évènement et que cela crée réellement un « territoire de jeux ».
C : J’espère à l’identique, unique, familial, convivial… (vous le voyez le love dans mes yeux !)
Al : Déjà, s’il ne change pas d’avis d’ici là, j’aurai le bonheur de voir mon fils postuler pour être animateur FLIP dans quelques années ; ce sera une très grande fierté ! Dans 20 ans… pffiou… qui sait ce que « jouer » voudra dire ?
Merci beaucoup Victor, Christelle et Alexia pour vos réponses
Annaëlle
Coin-Coin n°12 – dimanche 19 juillet 2026









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