Questions à Christophe Duffaux de LuduBuntu
    Questions à Christophe Duffaux de LuduBuntu

    Christophe vient de créer son entreprise dans le « Far East », et il revient à Parthenay pour nous présenter ses trouvailles de là-bas.

    Yohann : Christophe, d’où vient le nom de ta société?

    Christophe : Eh bien, le nom ne vient pas de Chine mais c’est un mélange de latin et du Sud Africain.

    Lud vient du latin qui parle du jeu, de l’aspect ludique et Ubuntu, vient du Sud Africain, pour être précis du Bantou, qui veut dire les liens qui nous unissent quelles que soient nos origines.

    L’idée de la société, c’est créer du lien par le jeu à travers les différents continents et les différentes nations et avec pour le moment une focalisation sur le marché parlant chinois.

    Y : On se connait un peu, l’année dernière tu me disais que tu allais t’installer à Poitiers, et là j’apprends que tu vas t’installer à Hong Kong, que s’est-il passé en 1 an ?

    C : Le cap des 55 ans on va dire. Plus sérieusement, c’est un projet de vie qui à murit sur une grosse année. J’y suis allé l’an dernier 3 semaines pour un festival de jeux international et j’ai noué des contacts avec de nombreuses personnes. J’y suis retourné pendant 3 mois et demi il y a peu, et j’ai trouvé des pays dans lesquels je souhaite vivre.

    En terme de jeux, j’ai découvert des gens créatifs, avec peut-être moins de tabous que nous sur les thèmes, les mécaniques de jeu ou sur les dessins. Ils ont absorbé le meilleur des jeux européens, français, allemands et américains au cours des 5 dernières années. Et ils sont en train de développer des jeux, avec une école Taïwanaise que je trouve particulièrement féconde.

    Y : Que présentes-tu sur le FLIP ?

    C : J’ai une boutique éphémère dans la rue Jean Jaurès. Il y aura une partie showroom avec une trentaine de jeux venant d’Asie. L’objectif; faire découvrir aux festivaliers, de nouvelles mécaniques et de nouveaux thèmes.

    Ça permettra de voir leurs réactions quant à ce type de jeu.

    J’ai aussi une partie professionnelle qui va me permettre de rencontrer des partenaires éditeurs, pour étudier le potentiel des jeux afin de pouvoir apporter ces jeux en localisation en France.

    Y : Donc tu ne vends rien sur le festival, tu viens juste pour faire découvrir des jeux?

    C : C’est tout à fait ça. D’ailleurs il y en a certains que vous ne reverrez peut-être plus jamais. Parce qu’ils ne seront pas édités ni importés ici.

    C’est avoir une vision de ce qui se fait à l’autre bout du monde et puis se dire que le jeu a un caractère universel.Ce que je garde comme souvenirs de ces 3 ou 4 mois de voyage, c’est de pouvoir échanger avec des gens, quels que soient leur origine ou leur statut social, autour d’un jeu. C’est de passer un moment ensemble et c’est cette partie là du jeu que j’aime beaucoup.

    Y : Quel est ton programme après le FLIP ?

    C : Bruxelles, le BGF ainsi que la Mecque du jeu : Essen. Ensuite je repars à Hong Kong pour une année d’intégration avec quelques retours en Europe, pour Cannes, PEL et le FLIP.

    Y : Comment peux-tu donner envie aux festivaliers de venir te voir ?

    C : Surtout ne venez pas tous ensemble car je suis tout seul cette année. Je préfère la qualité à la quantité, donc venez découvrir de belles nouveautés et je me ferai un plaisir de vous expliquer les règles et de passer un moment convivial en votre compagnie.

    Merci pour tes réponses Christophe
    Yohann

    Coin-Coin n°3 – vendredi 13 juillet 2018